»Nous n’avons pas de moyens de locomotion »:la réponse de la police aux habitants de Baobad, à Matadi, attaqués par des racketteurs

 »Nous n’avons pas de moyens de locomotion »:la réponse de la police aux habitants de Baobad, à Matadi, attaqués par des racketteurs

Une opération bien ficelée a visé des maisons au quartier Baobab dans la commune populeuse de Nzanza, à Matadi, à 2h dans la nuit du mercredi à jeudi. Argent et biens ont été emportés. Un médecin a été blessé à la machette. Si la police n’a pas pu venir à la rescousse des victimes, c’est  »faute de moyens ».

Par Chadrack Kayi et Laurent Mpaka

Dans la maison d’Hélène Mavuidi, une veuve, tout baigne dans un bric-à-brac. Les racketteurs ont fouillé coins et recoins pour emporter de l’argent et des biens. La septuagenaire est encore traumatisée.  » Je les suppliais leur disant que je n’ai pas de la valeur à leurs yeux et que je suis une démunie. Ils m’ont asséné un coup avec le manche de la machette. Ils ont pris des vêtements, 25 000 fc(12,5$) de mon église et plusieurs autres biens menaçant de prendre en otage mes petits-enfants qu’ils ont traumatisés. C’est la première depuis ma naissance de vivre pareille horreur. Je me suis demandée ce que j’ai fait de mal dans ce monde pour mériter un tel sort? », larmoie Hélène Mavuidi. Dans la parcelle, deux autres voisins ont aussi été visités.
Ils signalent qu’ils étaient une cinquantaine de racketteurs.  »Ils ont défoncé nos portes et ont tout mis sans dessus-dessous. Nous vivons l’insécurité. Nous avons appelé la police sans succès », regrette Prisca Edjobo, une autre victime.

Police aux abonnés absents

C’est aussi le même regret que partage Matondo Lufuma, une autre victime.  »Nous avons joint la police qui nous a dit qu’elle n’avait pas de moyens de locomotion. Nous avons même porté plainte contre inconnu. La police m’a exigé 10 000 fc (5$). Pour venir faire le constat, elle a dit qu’il faut le transport. J’ai voté parce que je me disais que nos élus et nos autorités nous viendront en aide. Hélas ! C’est vraiment triste. Je suis une pauvre femme qui se débrouille pour que mes enfants ne manquent pas le minimum, voilà que mes efforts sont sabotés. Et puis vous nous direz que nous avons des autorités ? Je ne les reconnais pas », enrage-t-elle.

Il y a peu, le député Muller Luthelo a doté la police de Matadi de six motos qu’il alimente régulièrement en carburant. Hélas ! La police demeure toujours mal lotie. Du coup, bandits et racketteurs sèment la désolation. Les efforts de la mairie sont anihilés.
Parmi les victimes de ce racket, un médecin de l’hôpital général de référence de Kiamvu. Il a été blessé à la machette et est admis aux soins.

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