Au moins un mort chaque jour de la Covid-19, à Boma, au Kongo central

Au moins un mort chaque jour de la Covid-19, à Boma, au Kongo central

La 4ème vague de la Covid-19 est très meurtrière à Boma, au Kongo central. Selon le bulletin épidémiologique de la zone de santé au moins une personne décède journellement.

Un mois depuis le début de la 4ème vague à Boma, 37 décès, 500 contaminés, renseigne le bulletin épidémiologique de la zone de santé du 5 janvier.  » Si on avait le test Covid, je crois que nous serions à plus de 600 cas. Mais les intrants posent problème alors que le nombre de contamination augmente et le décès aussi comme en fait mention notre rapport  », informe Dr kennedy Nzebo, médecin chef de zone de Santé urbaine de Boma. Dans le centre de traitement Covid (CTCO) de la Croix-Rouge, les intrants viennent à manquer. Conséquence : cinq cas graves de malades transférés dont quatre au CTCO Matadi et un autre à kinshasa faute d’oxygène .  » Nous
souhaitons que toutes les revendications que nous avons fait parvenir à la hiérarchie à tous les niveaux trouvent leurs réactions positives afin que nous puissions recommencer sur les bonnes bases  »,prie Marie-Josée Niongo, maire de Boma.

Dangereux déni de la maladie

Boma, deuxième ville du Kongo central est devenue, l’épicentre de la maladie. Malheureusement, le déni bat son plein. Dr Nzebo signale que  » la situation inquiète dans la mesure où la population ne respecte pas les mesures telles qu’édictées par les autorités ainsi que les orientations que nous donnons aux personnes dépistées. Vous verrez les personnes dépistées positives et mises en quarantaine à domicile se promener dans la ville comme si de rien n’était. Parfois sans masque. Elles oublient qu’elles sont en train de propager la maladie en contaminant les autres suite à leur mauvais comportement ».

Sur la voie publique, les gens qui respectent le port de masque sont à compter au bout des doigts. Même réalité dans les cérémonies funèbres , célébrations de mariage et offices religieux. Le pasteur Franck Diasonama, responsable de l’église CBCO à Mbangu, un quartier populeux de Boma regrette que » dans les paroisses les hommes de Dieu ne jouent pas leur rôle pour accompagner les efforts des autorités dans la riposte ».
Bien que le vaccin soit disponible, les habitants n’en veulent pas à cause disent-ils de sa  » dangerosité ». Le pasteur et son épouse, eux ont bravé la peur. Ils se sont fait vacciner et prêchent par l’exemple.  » J’exhorte mes collègues pasteurs à faire autant. Nous sommes des bergers, ne laissons pas les brebis périr à cause de la négligence », exhorte-t-il.
Médecin chef d’antenne du programme élargi de vaccination à Boma, Dr Bruno Luzolo prévient  » que le vaccin est un moyen efficace pour limiter la propagation de la maladie  » ‘ ‘Des activités de sensibilisation vont s’intensifier », promet le médecin chef de zone de santé urbaine qui compte sur l’apport des médias.

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