Kinshasa : des journalistes formés en matière des violences pour communiquer sur la ligne verte et les services disponibles pour la prise en charge des victimes.

Kinshasa : des journalistes formés en matière des violences pour communiquer sur la ligne verte et les services disponibles pour la prise en charge des victimes.

Quartoze professionnels des médias de Kinshasa, et ceux venus des provinces sont formés en qualité des formateurs par la Fédération des radios de proximité du Congo (FRPC). Du 2 au 5 février, ils suivent des notions essentielles sur les pratiques journalistiques, les violences sexuelles et celles basées sur le genre pour renforcer l’action du gouvernement de la RDC à combattre ces maux.

Les violences représentent une menace à la santé, au bien-être et à la vie des femmes et des filles et des enfants en général. Celles-ci constituent une grave violation des droits humains et ont des conséquences néfastes notamment sur l’éducation des enfants. Selon Modeste Shabani, président du conseil d’administration de la FRPC ‘’pour apporter la réponse à une dimension multisectorielle à la lutte acharnée contre ce fléau, le gouvernement de la RDC a mis sur pied le projet d’éthique et de renforcement du système éducatif(PERSE), financé par la banque mondiale. En tant que plateforme médiatique, la FRPC est l’un des secteurs qui vient appuyer les efforts du gouvernement à travers le volet communication. Raison pour laquelle nous organisons cette formations des formateurs sélectionnés dans dix provinces pilote du projet’’. » Les radios communautaires qui sont des médias locaux et de proximité ont la mission de sensibiliser, d’informer et d’accompagner la population par la méthode participative à exploiter la ligne verte. En associant les parents, les enseignants, la police, également orienter les victimes vers les services de prise en charge’’, commente Jeanne Gabrielle Ngungu, spécialiste de la thématique violences basées sur le genre Perse.

Gratuité et violences

En RDC, avec la gratuité de l’enseignement, les écoles sont inondées par les élèves de tout âge et bon nombre d’enfants se retrouvent dans des classes qui engendrent parfois un conflit de génération. Le milieu scolaire est devenu un cadre réputé aux violences sexuelles et celles basées sur le genre. Les filles en sont les principales victimes et certaines finissent par quitter l’école. Le Fonds des Nations Unies pour la population(UNFPA) en tant qu’agence de coordination de la riposte a besoin des médias. Le représentant de cette agence onusienne en RDC explique que ‘’ l’UNFPA a besoin des médias pour communiquer sur les moyens de prévention, les mécanismes d’alerte précoce, le référencé ment en vue de permettre aux victimes d’accéder aux services adéquats de prise en charge’’.
Les violences sexuelles et celles basées sur le genre sont des problèmes majeurs qui empêchent le développement et la vie harmonieuse de la société. Pour le professeur Arlette Masamuna ‘’ il est important de renforcer la communication’’. ’’Vous êtes formés pour donner un coup de pouce pour que la culture de la violence baisse si pas disparaisse. Vous devez porter haut vos voix de sorte que la question de violence ne soit plus perçue comme un fait banal comme certains médias nous le présentent. Le viol est un drame. Par votre voix, vous devez être à mesure d’interpeller la communauté de sorte que votre ton met en garde sur ce fléau »,conscientise-t-elle.

Un projet national

Le secrétaire permanent de la FRPC, Adelin Mboma explique pour sa part comment ça va se dérouler en province: ‘’Les formateurs vont à leur tour former d’autres journalistes: 120 au total pour les dix provinces bénéficiaires du projet, reparties en trois zones. Il y a la zone est avec le Nord-Kivu, Sud Kivu et Ituri, l’Ouest avec Kinshasa, Kongo central et Kwilu puis la zone centre avec quatre provinces dont le Kasai, le Kasai Central, Kasai Oriental et Lomami. Quarante- quatre radios ont été sélectionnées pour les dix provinces pilotes du projet. ‘’
‘’Nous n’avons pas de doute qu’après cet atelier vous serez à la hauteur de votre tâche pour permettre de disposer des ressources devant aider à produire des programmes et des émissions pour apporter le changement’’ ajoute le représentant de UNFPA, partenaire du projet.
Une cérémonie officielle sous le haut patronage du ministère de la communication et médias a précédé le début de cette formation.

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