»On m’a atteint mais on ne m’a pas éteint  » : La réaction de Deo Nkusu à l’Assemblée nationale après l’élection du gouverneur du Kongo central

 »On m’a atteint mais on ne m’a pas éteint       » : La réaction de Deo Nkusu à l’Assemblée nationale après l’élection du gouverneur du Kongo central

Deo Nkusu, candidat malheureux à l’élection du gouverneur du Kongo central est devenu un cas d’école en RDC: N’avoir pas été voté par son suppléant. Un complot ourdi par ceux qui promettent  »de continuer de l’achever  ». A l’Assemblée nationale où la loi électorale est en train d’être examinée, jeudi 12 mai il lui a été demandé de réagir sur l’aspect du suppléant d’un candidat dans une élection. Il estime que la loi électorale doit être retouchée.

Quand les députés nationaux abordent la question du suppléant d’un candidat dans la loi électorale, certains crient en coeur:Deo, Deo, Deo ! Ils savent que le cas de leur collègue est atypique. Son suppléant Ruffin Kisilu n’a pas voté pour lui à l’élection du gouverneur du 6 mai dernier à l’assemblée provinciale. Il s’agit de son deuxième suppléant qui siège à hémicycle du Kongo central. « J’ai dit que je ne vais pas loin, je veux choisir dans mon église, l’église kimbanguiste, un pasteur comme suppléant provincial. Je vous assure, je n’ai aucune rancœur  », dit Nkusu. « J’ai eu le meilleur résultat qui soit. Si j’avais eu un, tous mes 41 députés allaient se réclamer cette voix. Mon suppléant n’est pas mon ami au sein de cette assemblée,mon ami est un autre, je ne le cite pas. Après l’élection, il m’a appelé pour dire que j’arrive(j’ai voté pour toi, Ndlr) « , raconte Deo Nkusu. Une histoire qui a fait rire les députés. En effet, cet ami lui disait sans cesse: » Si tu auras une voix à cette élection, ce serait la mienne.  » Résultat : il n’en a eu aucune. « C’est une bonne chose ce résultat. Ce n’ est que le début, nous allons davantage le ridiculiser  ». Cette raillerie est d’une haute personnalité à en croire une indiscretion. Son péché :avoir dénoncer avant même l’élection, la corruption mais aussi que l’union sacrée, la majorité du président de la République, n’avait pas désigné un candidat à l’élection du gouverneur et son vice. « .  » J’ai gagné avec zéro voix bio, ils ont perdu avec des voix contaminés. On m’a atteint mais on ne m’a pas éteint  », se fortie-t-il.

Retoucher la Constitution

Pour donner son avis à la plénière qui estime notamment que le suppléant peut être un membre de la famille, il répond : »Pour ceux qui pense comme moi, qu’il ne faut pas prendre forcément sa femme et son enfant, si mon exemple peut être édifiant à plus d’un titre, j’ai la ferme conviction que si c’était à refaire, je ferai la même chose  », persiste Deo. En effet, sa philosophie demeure :jamais un membre de sa famille peut être son suppléant. Il a toujours estimé que sur le plan moral, ce n’est pas correct. Et, c’est ce qu’il applique à chaque élection législative. « Vous êtes obligés de toucher à la Constitution pour que ce que nous avons vécus dans toutes les provinces (14 concernés par l’élection du gouverneur et ou vice-gouverneur, Ndlr) sans parler de ce qui s’est passé chez moi, pour que les gouverneurs soient élus autrement.

One Response to " »On m’a atteint mais on ne m’a pas éteint  » : La réaction de Deo Nkusu à l’Assemblée nationale après l’élection du gouverneur du Kongo central"

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*

Ce site est protégé par reCAPTCHA et la Politique de confidentialité, ainsi que les Conditions de service Google s’appliquent.