A Boma, des taxis-motos manifestent après le meurtre de leur collègue

A Boma, des taxis-motos manifestent après le meurtre de leur collègue

Le corps sans vie du taxi-moto Thomas Bakubula retrouvé tôt le matin du samedi 21 mai au site d’enseignement de l’Université Kasa Vubu (UKV), à 8 kilomètres du centre-ville de Boma. D’autres taxis-motos ont manifesté leur mécontentement.

Visiblement, ce sont des manifestants en colère qui ont pris d’assaut l’esplanade de la mairie de Boma. Ils y sont allés pour faire part à l’autorité urbaine leur désarroi. ‘’Nous en avons assez, les conducteurs des motos ne doivent plus être la cible des bandits’’, peste un manifestant.
C’est un premier cas enregistré cette année mais nous en avons connu d’autres l’année passée. Voilà pourquoi nous demandons que cessent ces actes de cruauté’’, réagit Nicolas Mohindo, le président provincial de l’Assocition des conducteurs des motos du Kongo central.

Thomas Bakubula était un taxi-moto très connu dans la ville de Boma. Les réactions des habitants fusent de partout. ‘’Nous regrettons amèrement ces atrocités. Pourquoi mettre un terme à la vie d’une personne  », s’interroge un habitant. ‘’Nous voulons voir les auteurs de ce crime punis. Que la police mène ses enquêtes  », exige un autre.
Marie-Josée Niongo, le maire avec le concours de la police a calmé les taxis-motos.

Renforcer la sécurité

Bien que les patrouilles mixtes police-FARDC s’organisent régulièrement, les habitants de km8 disent ne pas les voir dans leur quartier.  »Il se pose un sérieux problème dans cette organisation, ces policiers n’ont pas des véhicules à nombre suffisant pour sillonner la ville et surtout les milieux reculés. Que les autorités voient comment renforcer l’action de la police ou de nos militaires’’, proposent un manifestant.
Le meurtre de ce jeune est survenu dans le site de l’UKV colonisé par des herbes.  »Cette brousse de part et d’autre de l’université constitue un lieu de crime  », soutient Serge, un autre manifestant qui insiste sur l’assainissement de cet environnement. D’autres estiment que le jeune homme a été tué par des étudiants de cette université.  »Un étudiant de l’UKV n’est pas un assassin, ni un Kuluna, réfute Joseph Madeko, étudiant de l’UKV. Aux autorités de la ville de trouver une solution urgente. »
Une enquête a été ouverte.

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