Les communicateurs ‘’autoproclamés’’ proscrits des médias au Kongo central

Les communicateurs ‘’autoproclamés’’ proscrits des médias au Kongo central


A la recherche qui de l’emploi, qui de l’argent, des jeunes au Kongo central, s’autoproclament communicateurs des politiciens. Souvent sans éthique, ils débitent des insanités dans les médias et mettent en mal la cohésion provinciale. La coordination provinciale du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication(CSAC) interdit aux médias de leur donner la parole.


Célestin Bibimbu, le coordonnateur provincial du CSAC dans son communiqué du 13 juin dernier s’est adressé aux directeurs des programmes des chaines audiovisuelles de sa juridiction. Ils les invitent à ‘’interdire le passage, sur leurs antennes, à tout celui qui se dit leader, communicateur ‘’autoproclamé’’ habitué à crier au triomphalisme et à vilipender certains acteurs politiques par des propos qui ne peuvent nullement favoriser la paix et la cohésion provinciale au Kongo Central ‘’. 


Des yeux doux à Guy Bandu
Depuis plusieurs années, les médias au Kongo central, sont devenus des suppôts des jeunes qui cherchent à appâter des politiques en les soutenant. Ils n’hésitent pas à leur attribuer des noms : Kiveni Nzambi  pour Justin Luemba, le gouverneur ai (Kiveni Nzambi,  Don de Dieu, Ndlr), l’ancien gouverneur Atou Matubuana, Maboko banque (homme généreux, Ndlr), Jean-Claude Mvuemba est appelé Likofi ya Ngombe (homme fort, Ndlr)… Leur stratagème s’est accentué pendant la période électorale du gouverneur et du vice- gouverneur du Kongo central d’avril à mai. Maintenant que le gouverneur Guy Bandu et son vice Grâce Bilolo sont investis par une ordonnance présidentielle, les appels du pied des communicateurs ‘’autoproclamés’’ dans les médias ont pris de l’ascension.


Journalistes caisses de résonnance
Mais il n’y a pas que ces jeunes. Plusieurs journalistes se sont aussi ‘’transformés en caisse de résonnance des acteurs politiques ‘’, constate le CSAC qui gère notamment 108 chaînes audiovisuelles(33 radios et 75 télévisions) . Il invite les directeurs des programmes des médias de la province ‘’à prendre les dispositions professionnelles nécessaires pour ne pas tomber dans les infractions, punissables par la Loi et à éviter de servir de caisse de résonance de certains acteurs sociopolitiques, habitués à  véhiculer des messages de haine, de violence, de désobéissance, de xénophobie ‘’. « C’est une bonne chose, c’est prévoyant. Il y a malheureusement des directeurs des programmes qui ne respectent pas ça. Pour une chaîne professionnelle, pour un directeurs des programmes qui veut crédibiliser sa chaîne, il ne doit pas céder. En tout cas chez nous à la Radio télé Boma, ça ne passe pas  », fait savoir Nana Mbungu, la directrice des programmes.
Mais, il n’est pas exclu que des communicateurs, des porte-parole soient reçus dans les médias. ‘’Les directeurs des programmes doivent leurs exiger une lettre de désignation ‘’, précise Célestin Bibimbu. Cependant, ce n’est pas que dans les médias traditionnels que les communicateurs ‘’autoproclamés’’ s’illustrent dans plusieurs forfaits. Ils sont aussi dans les réseaux sociaux où le règlement bat de l’aile.

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