Trois femmes sur les 20 membres du gouvernement Bandu:le dépit des femmes du Kongo central

Trois femmes sur les 20 membres du gouvernement Bandu:le dépit des femmes du Kongo central

Déception des femmes du Kongo central à l’annonce du gouvernement Bandu dimanche le 26 juin. Pendant qu’elles s’attendaient à une amélioration de la représentativité de la femme, c’est au contraire une régression.

« Ce que nous déplorons, il n’y a pas eu évolution. Nous devons reconnaître, de part notre Constitution dans son article 14, elle consacre déjà la parité hommes- femmes. Qui dit parité veut dire 50/50. C’est vrai qu’en RDC les 50% est vraiment un grand chemin à parcourir. Mais notre souci, ne serait-ce que le 30% des Nations unies devraient être pour nous une fierté. Mais hélas, ce gouvernement sur 20 personnes, on ne retrouve que trois femmes », regrette Noëlly Dalia Bulumonamo Nkubukulu, coordonnatrice provinciale de Corps des volontaires permanents pour la paix et le développement Kongo central (CVPPPD).

Promesse non tenue

Lors du baisser du rideau de l’atelier sur le genre et gouvernance :professionnalisation du leadership tenue à Ledya, à Matadi, Guy Bandu, le gouverneur, a répondu à une préoccupation des femmes qui lui demandaient de tenir compte dans la formation de son gouvernement du genre. « Ma vision par rapport au genre est de renforcer le partenariat entre les hommes et les femmes pour mobiliser toutes les énergies sociales, politiques et réaliser le développement  », avait-il mis en confiance. Malheureusement, cette représentation qui était déjà à 30% à régresser jusqu’à 15%. « La parole du chef détermine sa personnalité. Nous savons à qui, on a affaire désormais. Le combat continue. Dieu seul sait dans la province du Kongo central si nous aurons un ange un jour à la tête pour pouvoir comprendre. 3 sur 20, c’est en deçà de tout ce que nous avons jamais connu. Tous les gouvernements qui sont passés on n’a jamais connu 3 sur 20. Je ne veux pas être un oiseau de mauvaise augure, mais ça n’augure rien de bon. Les femmes doivent comprendre que rien n’est acquis, on doit continuer la lutte et la lutte, ce n’est pas en faisant des parzurias, la lutte, c’est en montant vraiment au créneau. Prochainement quand nous voyons, comprenons que c’est mieux de voter une femme, c’est mieux d’élire des députés qui comprennent l’insertion du genre », estime Me Saolie Diakiesse , secrétaire exécutif de l’Afejuco Kongo central.

Deux femmes dans le cabinet

Anny Mbadu est coordonnatrice de l’Espace femmes du Kongo central. Son combat est la bonne représentativité des femmes dans la sphère décisionnelle. « De Kasangulu à Muanda, même à Kinshasa, même avec les ressortissants du Kongo central qui sont au niveau de Kin, ne pensez-vous pas qu’il y a aussi des femmes compétentes qui peuvent être ministre ou commissaire ? En tout cas, nous sommes une fois encore déçues malgré les cris, les plaidoyers, nous
sommes très faiblement représentées dans le gouvernement provincial », se plaint-elle. A Muanda, une femme en colère a donné de la voix pour exiger un poste ministériel pour ce territoire.  »Comment un gouverneur qui fait une tournée dans plusieurs agglomérations avant la remise-reprise se livre à la discrimination ? Nous demandons au gouverneur de nous donner ce qui nous revient de droit:un poste ministériel. Sinon, les femmes de Muanda sortiront dans la rue jusqu’à son bureau. Sinon qu’il ne mette plus pied à Muanda.  », menace Pauline Mbenza.
Même dans son cabinet, Guy Bandu n’a que deux femmes.

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