Justice transitionnelle au Kongo central :des enquêteurs s’arment pour les consultations populaires

Justice transitionnelle au Kongo central :des enquêteurs s’arment pour les consultations populaires

Les consultations populaires en vue de la justice transitionnelle, c’est sous peu au Kongo central. Les enquêteurs qui seront à l’écoute des habitants apprennent sur comment mener les entretiens. Ministre des Droits humains, Albert-Fabrice Puela a présidé le lancement de leur formation, à Matadi.

Par Noelly Dalia Nkubukulu

C’est quoi la justice transitionnelle ? Comment mène-t-on les consultations populaires ? Comment interroge-t-on les habitants ? Comment gère-t-on les questionnaies qui sont élaborées ? Autant de préoccupations que les 52 enquêteurs, activistes des droits de l’homme des dix territoires du Kongo central et de ses deux villes doivent maîtriser pendant les trois jours de la formation. Ils vont manipuler des smartphones qui contiennent l’application Cobe collect.
La formation prévoit aussi des notions sur le droit humanitaires et le droit international.

Panser les plaies
Comme dans plusieurs provinces de la RDC, le Kongo Central a été le théâtre du massacre des adeptes de Bundu dia Kongo par les forces de l’ordre. Ces derniers aussi ont commis des atrocités sur des habitants . Les blessures des ces atrocités n’ont jamais été pansées. Les efforts du gouvernement soutenus par le BNCDH est d’aboutir à la justice transitionnelle.  »Les consultations sont un préalable pour le gouvernement d’avoir le point de vue de la population sur la mise en œuvre du mécanisme de la justice transitionnelle. Le gouvernement a levé l’option d’aller vers la population, de la consulter afin que non seulement elle donne son avis mais qu’elle en soit au courant et s’en approprie. Et peut donc ouvrir son cœur et dire en toute liberté, en toute responsabilité ce qu’elle attend du gouvernement à travers ce programme de la Justice transitionnelle « , explique un membre du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BNCDH).

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Vivement les résultats

Les enquêteurs vont se rendre dans leurs lieux de provenance pendant 10 jours pour s’entretenir dans leurs langues avec les habitants. »Nous avons une obligation des résultats. Ne soyez pas complaisants, faites bien le travail. Nous comptons énormément sur vous « , encourage Albert-Fabrice Puela, le ministre congolais des Droits humains. « Faites-nous confiance parce que nous sommes formés, nous avons l’expérience sur les enquêtes, nous allons fournir un grand travail. Nous descendons sur le terrain pour enquêter sur les victimes et témoins et récolter les informations fiables « , promet Jerry Kolekole. Et Nehemie Nkusu, président provincial de la Fraternité des prisons de renchérir: »Nous sommes disposés et prêts à descendre sur le terrain pour que notez pays aille de l’avant. Nous remercions le ministre Albert-Fabrice Puela pour cette initiative si louable qu’il a prise mais aussi le BCNDH pour l’appui technique et financier. « 

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