Des hics qui minent l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes de Matadi

Des hics qui minent l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes de Matadi

Les participants à l’atelier sur comment mener le plaidoyer en faveur de l’entreprenariat féminin ont élargi leur réflexion pour déceler les freins à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes entrepreneurs. Ils feront l’objet d’un plaidoyer.

Formalisation des entreprises créées par les femmes et les jeunes dans le secteur privé formel au Kongo central ; absence de Guichet à Matadi dans le Kongo central ; multiplicité des taxes, accès difficile des femmes et jeunes aux financements etc. » Un travail bien ficelé applaudit par Odette Matsuela Coordinatrice du Consortium DFF-REFED Kongo central. « Nous vous remercions sincèrement d’avoir abandonné vos occupations et de venir, ensemble avec nous, pour réfléchir et poser des actions pour les générations futures ». Des actions qu’elle veut cohérentes : »Nous n’allons pas nous battre avec les armes, mais avec notre intelligence. Nous allons travailler en posant des actions cohérentes pour mener ce travail de plaidoyer au bon port », conscientise Odette Matsuela.

Argumentaire 

Après avoir retenu les différents problèmes qui bloquent le développement de l’entreprenariat des jeunes et des femmes. Désormais, il faudra réfléchir autour d’un argumentaire pouvant déboucher au plaidoyer. Au total 96 participants ont bénéficié de cette formation. « Nous allons choisir 25 personnes qui vont ensemble commencer à discuter pour monter ce qu’on appelle les argumentaires, c’est-à-dire les différents problèmes qu’on a essayé d’énumérer de gauche à droite. Ils vont les prendre et ils vont les découler en forme de textes qui seront proposés au niveau des instances politiques et financières », explique Lambert Mampasi Futu, Conseiller technique de la Dynamique femme et famille et chargé de suivi et évaluation du consortium DFF-REFED.

« Le PADMPME va migrer à partir de l’année prochaine vers un projet beaucoup plus grand qu’on appelle « le projet transforme », projet à l’occasion duquel le gouvernement a emprunté la somme de 300 000 000 $, (c’est-à-dire le triple du PADMPME) pour soutenir essentiellement l’autonomisation de la femme et bien sûr que les autres composantes restent dans le projet notamment les PME établies, les jeunes entrepreneurs etc. mais c’est surtout l’autonomisation de la femme », informe Timothée Ndunga, chef d’antenne du PADMPME, antenne de Matadi. Il précise, cependant,  » que l’État congolais attend des bénéficiaires de cette subvention de pouvoir résorber au moins partiellement le chômage dans le pays. Chaque bénéficiaire devra recruter un personnel qui sera payé régulièrement avec qui il signera un contrat. Un personnel qui sera affilié à la CNSS et pour qui il faudra payer des IPR mais également des impôts sur le bénéfice qui permettront à l’État de pouvoir rembourser son crédit à la banque mondiale ».

Satisfecit

Les participants à cette session de formation émus, encouragent l’initiateur du projet. Comme Mamie Rose Kiminu, Coordonatrice provinciale de la maison de la femme du Kongo central qui estime que « ces deux jours de formation était très enrichissantes  » .  » Vous savez, chez nous au Congo, entreprendre c’est vraiment difficile sans appui. En tout cas, c’est une belle initiative de soutenir les entrepreneurs congolais », applaudit-elle. Joseph Mbanzila, chef du quartier Soyo, à Matadi, dans la commune de Matadi est lui, aussi heureux : »Ce sont des plaidoyers qui existaient depuis longtemps mais qui ont cessé peut-être de rayonner.  » Annie Masengu, représentante du président de l’Assemblée provinciale les encourage à mettre en pratique des nouvelles connaissances. « Apprendre une chose, c’est un fait mais la mettre en pratique en est une autre. Chacun de nous, à un niveau comme à un autre, a appris quelque chose de nouveau. Alors, je nous encourage à la mettre en pratique. La pratique fait défaut dans notre pays mais nous devons changer de paradigme. Ce que nous apprenons que ça ne reste pas sur papier et nous le mettons dans le tiroir mais que nous puissions sur le terrain le mettre en pratique. C’est ce qui fera que la province du Kongo central et notre pays en général puisse décoller », conseille-t-elle. Mais, elle les appelle également à une collaboration franche avec la première institution de la province. « Nous, l’Assemblée provinciale, nous sommes votre chambre, il faut casser cette barrière. S’il y a des plaidoyers à faire, nous sommes là non seulement comme décideur mais aussi de bons alliés parce que nous vous représentons. Nous votre émanation.

Les participants ont été visités par Sabine Miner, conseillère politique de l’ambassade d’Allemagne en RDC, chargée des droits humains, de la femme, des enfants, des populations vulnérables et de l’action sociale. Elle a promis de les accompagner.

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