L’Afejuco poursuit avec la dissémination des lois en faveur de l’entreprenariat féminin, à Matadi

L’Afejuco poursuit avec la dissémination des lois en faveur de l’entreprenariat féminin, à Matadi

Pour permettre aux jeunes et femmes entrepreneurs de formaliser leurs activités et ainsi améliorer le climat des affaires en RDC, l’Association des femmes juristes congolaises (Afejuco), section du Kongo central vulgarise, les lois en faveur de l’entreprenariat féminin. Des activités appuyées par ONU femmes. Cette fois, elle a opté, vendredi 5 août, pour une caravane mobile dans les principales artères de Matadi.

A l’esplanade de la maison communale de Mvuzi, Adora Luzolo, la maire adjointe de Matadi donne le signal de la caravane mobile. Quelques minutes seulement, des vacarmes enveloppent, le rond-point stade, un des points chauds de la ville. Les sensibilisateurs portent des gilets et des polos qui mentionnent en français tout comme en kikongo, les cinq messages clés que véhicule l’Afejuco. Attachées sur des véhicules, des banderoles  passent le même message tout comme les sensibilisateurs qui crient aux mégaphones.  »Entreprendre et travailler, c’est possible pour la femme mariée, car la loi l’autorise ! Entrepreneurs, respectez les droits des travailleurs et travailleuses que vous recrutez ! Dénonçons le harcèlement sexuel en milieu entrepreneurial ! Femmes, jeunes, pour sécuriser et garantir vos affaires, enregistrez votre entreprise à moindre coût et en peu de au Guichet unique ! Femme et jeune, vous pouvez sortir de l’informel en créant une entreprise individuelle !temps au Guichet unique ! Femme et jeune, vous pouvez sortir de l’informel en créant une entreprise individuelle ! ‘’

Sensibilisés et sensibilisateurs satisfaits

A Belvedère, à Minkondo tout comme à Mvuadu, d’autres points chauds de Matadi, ils véhiculent le même message qu’ils explicitent. Bakangana nsimba sensibilise une femme vendeuse. Elle met un point d’honneur sur les droits employés. « Tu te réveilles un matin, ta patronne t’intime l’ordre de partir sans te donner n’est-ce serait-ce que 10 francs, puis tu pars. Il reste avec ton argent sans que tu puisses. L’État condamne cela. Elle peut être arrêtée à cause de ça parce que tu as travaillé « , élucide Me Bakangana Nsimba. Ce qui étonne une vendeuse. « Ah bon ! Si tu es impayé ? « , demande-t-elle. Il s’est ensuivi une conversation intéressante qui tourne aussi l’exploitation sexuelle dont peut être victime une travailleuse de la part de son patron qu’il faut absolument dénoncer. Emue, la vendeuse se livre à des remerciements. « Je suis très contente comme, on nous demande de nous formaliser. Je veux m’y atteler afin de suivre des formations « , s’engage une autre vendeuse. « La sensibilisation, c’est pour faire connaître le projet et, en plus au même moment permettre à toutes les personnes qu’on va rencontrer en chemin de connaître les droits et devoirs en faveur des femmes entrepreneures « , a résumé au départ, Me Chérine Luzaïsu, présidente de l’Afejuco, aux disséminateurs. Ils s’y sont faits. « C’était génial de faire cette caravane et les femmes ont compris. C’était ça, notre but et notre souhait. On s’arrête pas là, on va continuer de sensibiliser la femme de telle façon qu’elle prenne conscience qu’elle a le droit d’œuvrer comme les hommes », promet Noëlla Ebengo, disséminatrice. Joseph Mbanzila est lui aussi heureux de la réceptivité des habitants.

Pour cette vulgarisation, l’Afejuco a reçu le coup de pouce du Consortium DFF-REFED.

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