Rentrée scolaire : au Kongo central, les enseignants du secteur public pourraient officialiser leur grève lundi prochain

Rentrée scolaire : au Kongo central, les enseignants du secteur public pourraient officialiser leur grève lundi prochain

Six jours après avoir séché leurs écoles à la rentrée scolaire 2022-2023, les enseignants du secteur public du Kongo central, envisagent officialiser leur grève le 12 septembre, leurs revendications n’ayant pas été entendues par le gouvernement congolais. Ils l’ont décidé samedi 10 septembre au cours d’une assemblée générale, à Matadi.

Dans deux jours, il sera connu si les écoles publiques du Kongo central vont rouvrir leurs portes. Les délégués des enseignants se retrouveront cette fois-là, non à l’esplanade de l’hôtel Kimin, en ville basse mais à l’école Londe pour en décider. Ils ont déjà statué sur : la paie du 2 ème et 3 ème palier de Bibwa, la suppression des zones salariales, paiement des nouvelles unités, enseignants non payés… Leur constat est amer. « Aucune de ces revendications n’est prise en compte ‘’, rappelle, au téléphone, Jean Bosco Puna, le secrétaire national de la synergie des syndicats des enseignants du Congo. 

En RDC, à chaque rentrée scolaire, les enseignants refusent de renouer avec la craie à cause de la modicité de leur salaire : 150$.

‘’On n’est pas esclave « 

 En août 2022, à l’issu des assises de la commission paritaire gouvernement et banc syndical sur l’évaluation de l’addendum au protocole d’accord de Bibwa, à Mbuela Lodge, à Kisantu, au Kongo central, un communiqué final a été signé. Il reprenait un certain nombre de réalisations amorcées depuis la signature de l’addendum, mais aussi des attentes pour la matérialisation de leurs engagements. Rien n’y fait. « Je veux inviter les camarades enseignants à comprendre que nous n’avons pas étudié pour rien. Il est regrettable que jusqu’aujourd’hui le gouvernement ne tienne pas sa parole. Mais nous savons tous qu’un député peut toucher 21 000$ et à l’enseignant, on donne des miettes. Je crois que nous devons être de véritables hommes qui comprennent la noblesse de notre métier. On n’est pas esclave », soutient-il.

Dans l’entre-temps, au niveau provincial, le gouverneur Guy Bandu a procédé, lundi 5 septembre, au lancement de la paie de la prime provinciale de 30 000 fc (15$) en faveur des enseignants du primaire. « Si nous nous attelons seulement à la prime de la gratuité, nous risquerons de trop restreindre la situation parce que les enseignants du secondaire vont dire que ça ne leur concerne pas », prévient Isaac Lukombo, secrétaire provincial adjoint et chargé de l’administration et finance de la synergie des syndicats des enseignants.

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