Kongo central : le gouvernement fixe le prix du transport en commun à 600 francs

Kongo central : le gouvernement fixe le prix du transport en commun à 600 francs

Le transport en commun passe de 500(0,25$) à 600(0,30$) francs au Kongo central. Ainsi en a décidé le gouvernement provincial à l’issue de la concertation entre le directeur de cabinet adjoint du gouverneur, le ministre des Transports, les représentants de l’Association des motocyclistes du Kongo central (Amokoce) ainsi que ceux de l’Association des chauffeurs du Congo (Acco), lundi 19 septembre, au ministère des transports, à ciné Palace à Matadi. En filigrane, la grève des chauffeurs des suites de la hausse du prix du carburant.

Il est 7h40, à Matadi. A l’arrêt triangle, non loin du pont Maréchal Mobutu, plusieurs élèves attendent le taxi. A pareille heure, ils sont pourtant censés être dans leurs salles de classe. On trouve aussi des travailleurs qui ne savent pas atteindre leurs lieux de travailleurs. « Les chauffeurs de taxis et les taxis-motos sont en grève à cause de la hausse du carburant  », révèle un cambiste. Les taxis et les taxis-motos ne sont pas visibles. Les rares qui circulent ont doublé le prix de la course :1000Fc.
Le litre à la pompe est passé de 2 495 Fc à 2 695 Francs. Pour une solution palliative, le gouvernement provincial fixe le prix du transport en commun à 600 francs. « En attendant que les discussions se poursuivent dans les prochains jours,nous avons fixé le prix du transport à 600 francs congolais », annonce le ministre provincial des Transports, Mak Matondo Kwa Nzambi. Il est hué par des chauffeurs qui réfutent en bloc cette décision.  » Toboyi ya ngo, (nous n’en voulons, Ndlr). « Hausser le prix du transport ne se fait du jour au lendemain. Nous avons entendu certains demander 1000 francs(0, 5$). Nous sommes passés de 500 francs à 100%. Ça ne se fait pas comme ça. Nous n’avons pris que des mesures préventives en fixant le transport à 600 francs. La suite viendra après », explique le ministre.

Mécontentement

Les chauffeurs mécontents de cette annonce décident de poursuivre leur mouvement de grève. « Six cents francs est trop dérisoire parce que le carburant n’a cessé d’augmenter. Ce n’est pas ce que nous voulons. Qu’ils augmentent à 800 francs. Nous sommes aussi des parents. Eux ne paient rien, ils bénéficient gratuitement de carburant. Ils vivent des frais généraux. Mais nous, nous nous battons pour gagner notre argent. Nous n’allons pas continuer à souffrir pour eux », enrage, un chauffeur. C’est aussi le cas de Lady. « En tout cas, nous ne sommes pas satisfaits rapport à l’augmentation de l’essence depuis 2016 jusqu’à ce jour c’est 1850 francs. Pour le récupérer, 100 francs n’arrangent nullement le chose. Qu’ils le revoient », propose-t-il.

Sur le terrain, certains motards demandent 1000 francs pour une course. La plupart des gens prennent place à bord des tricycles.

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