Deux prestataires congolais vont emblaver 2 000 ha de manioc pour la production de la farine panifiable grâce au CAPUIDC

Deux prestataires congolais vont emblaver 2 000 ha de manioc pour la production de la farine panifiable grâce au CAPUIDC

Comment faire à ce que le manioc qui est cultivé et transformé en RDC puisse se substituer à la farine du blé ?  C’est à ce questionnement que la Cellule d’appui au programme d’urgence et intégré de développement communautaire(CAPUIDC), est en train de répondre avec la signature de deux contrats de culture de 2 000 ha de manioc pour la farine panifiable entre Layuka, Ecosak et le Proader, mardi 2 novembre, à Kinshasa. Cette activité entre dans le cadre du projet de structuration et de modélisation de la filière du manioc initié par le président Félix Tshisekedi, à travers la production de la farine panifiable.

Sur les 40 millions de dollars dégagés dans les projets existants lors des discussions en mars dernier entre la BAD et le gouvernement congolais, une partie (combien) est remis à Layuka qui va bouturer 1 000 ha de manioc à Ngufu, au Kongo central. Ecosak va, lui le faire à Kwango.

Les deux prestataires ont déjà des contrats en cours sur la culture du manioc mais cette fois, ils vont en produire pour la farine panifiable. ‘’Le chef de l’Etat avait anticipé en 2020. Il nous avait instruits, en tant que service spécialisé chargé du programme de développement communautaire pour réfléchir sur la substitution des produits locaux à l’importation et la première filière est le manioc ‘’, explique Philippe Nguala, le coordonnateur de la CAPUIDC.

Lire auss:C’est parti avec la campagne 2022 de production de la farine panifiable du manioc en RDC

8 000 ha attendus

En général, le projet de structuration et de modélisation de la filière du manioc concerne 10 000 ha dans le Kongo central, le Grand Bandundu et le Grand Kasaï. Dès la semaine prochaine, d’autres appels d’offres seront lancés pour les 8 000 ha restants.

La RDC avait une norme de 1950, renforcée en 1959 stipulant que :’’Le pain congolais n’est fait qu’à base de la farine du blé. ‘’

Dans le cadre de la vision de Félix Tshisekedi sur la substitution des produits locaux à l’important, cette norme est changée : 5% de farine de manioc dans la boulangerie et 10% dans la pâtisserie. Selon l’inspecteur provincial de l’agriculture du Kongo central soli kiatoko »’ ‘nous devons faire beaucoup d’efforts pour que nous puissions inverser la situation, passer à 20 % pour le manioc puis aller jusqu’à 50 % de farine de manioc contre 50 % de farine de blé pour fabriquer notre pain Nous devons penser à l’exportation, nous devons être dans les zones économiques spéciales. Il est temps de faire du manioc comme les Ukrainiens les Russes ont fait du blé. Le manioc a un réel avantage pour le développement économique du pays  » .

‘’Le Congo va vivre la révolution de son manioc. La farine panifiable ne viendra que du manioc cultivé en RDC. Ça va booster l’économie. La RDC produit 45 tonnes de racines tubéreuses par an. Ce projet permettra à ce que nous allions jusqu’à 145 000 tonnes par an ‘’, signale Philippe Nguala.  

La CAPUIDC qu’il dirige, travaille en collaboration avec les ministères de l’Industrie, de l’Agriculture, des Affaires sociales et du développement rural.

La cérémonie de la signature du contrat entre Layuka, Ecosak et Proader a été supervisée par le ministre d’Etat au développement rural.

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