Kongo central : des habitants sensibilisés sur les différentes formes de discriminations faites à la femme, à Matadi

Kongo central : des habitants sensibilisés sur les différentes formes de discriminations faites à la femme, à Matadi

A travers la pièce théâtrale “Bongo té tika” (Pas ça, arrêtez, Ndlr), l’Association des femmes juristes congolaises (Afejuco), section du Kongo central, qui dissémine les textes légaux en faveur des femmes pour l’amélioration du climat des affaires, veut amener la population à déceler les différents genres de discriminations contre la femme, vécues dans les différents milieux. Objectif : qu’elle soit en mesure de les dénoncer.

Le théâtre montre deux femmes désireuses de s’exprimer, qui malheureusement ne le peuvent puisque muselées. “La femme n’a rien à dire devant les gens, encore moins devant l’homme”, lâche un scénariste. Bongo té tika trouve son essence dans la souffrance du cœur des femmes. ”Auparavant, nous ne connaissions rien, nous pensions que c’était des us et coutumes, mais maintenant nous savons que ce sont des violences. Chaque maison a ses problèmes que nous gardions secrets dans le cœur”, admet une actrice dans la pièce. En somme, ”la femme doit être considérée au même pied que l’homme”.
Ce court métrage produit en Lingala et Kikongo porte sur “les différentes formes de discriminations contre la femme. Les participants en décèlent quelques-unes: mariage précoce, maltraitance des veuves et enfants . “J’ai compris quand cet homme là marie sa fillette à ce papa sans son consentement à cause d’argent, c’est un viol”, recapitule une jeune fille.
“Les promoteurs de toutes les violences, ce sont des parents puisqu’ils ne se montrent plus responsables vis-à-vis des enfants. Moi, en tant que parent, je dois être en mesure de les gérer. Il faut veiller sur l’habillement des enfants, leur scolarité etc. Nous devons prendre conscience”, conseille Célestin Lulengo Matondo. Kinkela lui, s’engage à dénoncer tout acte de violence. “Je suis formé en droit de la famille et de l’enfant. Tout ce qui est comme acte lié à la violence, normalement je peux toujours dénoncer lorsque j’ai des canaux appropriés. Nous savons que pour dénoncer on peut aller à la police,. Tout à l’heure là, on vient de nous communiquer un numéro vert. Donc, ce sont des moyens qui nous serviront toujours pour dénoncer”. C’est numéro vert est :49555.

Réduire le taux de violences

« Nous sommes là par rapport aux seize jours d’activisme de lutte contre les violences faites à la femme et au genre. En projetant ce film “Bongo té tika”, c’est pour permettre à la population de cibler les natures de violences qui se fait souvent dans les quartiers, des milieux où vivent cette nature de population, leur donner la base de savoir que la femme est un être vulnérable et sensible à protéger, bénéficier de la protection de tous, c’est-à-dire la femme doit être protégée par la femme elle-même, par l’homme, par qui que ce soit », explique Me Magalie Mbemba, avocate près la cour d’appel du Kongo central et membre de l’Afejuco. ”J’invite la population à avoir le courage de dénoncer tout acte de violences auprès des autorités pour décourager les auteurs de cette violence. Le fait pour eux de dénoncer diminuera le taux de violences faites contre la femme et au genre”.

La même activité a lieu dans la salle  » Mas les savants », à Kiamvu avec la participation d’ une centaine de personnes. Cette deuxième phase de sensibilisation rentre dans le cadre ‘’des activités de dissémination‘’ que l’Afejuco a signé avec ONU femmes dans le cadre du Projet d’appui au développement des micros, petites et moyennes entreprises(PADMPME).

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