L’UNAC encourage à dénoncer les auteurs des violences sexuelles sur les filles handicapées

L’UNAC encourage à dénoncer les auteurs des violences sexuelles sur les filles handicapées

Souvent sans défense, les filles handicapées subissent des violences basées sur le genre, particulièrement les violences sexuelles.
A l’occasion des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et de la journée internationale des personnes vivant avec handicap, l’Union nationale des aveugles du Congo (UNAC), section du Kongo central, veut voir les habitants dénoncer les bourreaux de ces handicapées. « 

Me Amina est coordonnateur de l’UNAC, Kongo central. Il raconte l’histoire d’une belle fille aveugle de Boma. Son enseignant lui ressaisissait qu’elle n’avait pas la chance de se marier malgré sa beauté. Comme la fille ne pouvait pas le voir pour l’identifier, il l’a violée. Heureusement que la petite l’a quand même dénoncé. « Nous avons suivi de près ce dossier et la justice est parvenue à sanctionner l’enseignant pour remettre la fille dans ses droits ’’, soutient-il.
Si elle, a pu dénoncer, beaucoup de filles handicapées n’y arrivent pas. C’est le cas d’une fille retardée mentale de Boma, violée elle aussi par son encadreur. Ce jour-là, les cours avaient pris fin dans l’atelier où elle apprend un métier. Pendant que ses collègues sont partis, elle est restée avec son encadreur pour une séance de rattrapage . Malheureusement, il va abuser d’elle.

Bien communiquer

Outre le viol, les filles handicapées sont victimes des
blessures intérieures, frustrations, soucis, isolement, réduction, capacités d’agir et de réagir. « C’est un handicap de plus que les auteurs de ces violences infligent aux filles handicapées mentales, aveugles ou malvoyantes pour vivre dans un monde à part  », accuse Amina qui demande aux parents ainsi qu’aux personnes qui assurent l’encadrement des personnes handicapées, particulièrement des filles, ‘’ de bien communiquer avec leurs enfants notamment les adolescentes, qu’ils parlent avec elles comme ils parleraient à d’autres enfants valides », car, rappelle-t-il, « les filles handicapées ont des droits comme tout le monde ». « Je demande surtout aux filles d’avoir le courage de dénoncer parce que si elles ne le dénoncent pas, nous ne sauront connaître les problèmes qui les préoccupent », motive Matthieu, enseignant à l’UNAC Boma.
Le 3 décembre est l’occasion de faire un focus sur les actions menées en faveur des handicapés en vue d’une société plus inclusive. Cette année, le thème retenue est: « Des solutions transformations pour un développement incisif, le rôle de l’innovation pour alimenter un monde accessible et adapté. « 

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