La notabilité de Boma inquiète de la suspension des travaux de curage de la rivière Kalamu

La notabilité de Boma inquiète de la suspension des travaux de curage de la rivière Kalamu

Alors que les pluies continuent à s’abattre sur la ville de Boma avec comme conséquence la montée des eaux de la rivière Kalamu, les travaux de curage de cet affluent du fleuve Congo ont été suspendus sans explication. La population craint d’ éventuelles inondations. La notabilité urbaine elle, alerte.

Pourquoi avoir suspendu les travaux sans explication claire ? Cette question était à l’ordre du jour de la réunion des membres du bureau de la notabilité urbaine tenue le week-end au quartier prison. Face à la montée des eaux qui restent stagnantes, une forte pluie pourrait suffire pour voir la rivière Kalamu sortir de son lit.  » Il est de notre devoir d’interpeller l’autorité provinciale. On ne peut pas commencer les travaux puis stopper pendant que les pluies sont régulières et les eaux augmentent. Nous demandons au gouverneur qui a pris l’engagement de s’assumer ’’, réagit Eugène Longo, animateur de la commission socio-culturelle, Jeunesse, Sports et Loisirs et quatrième vice-président de la notabilité urbaine de Boma.

Ils sont nombreux à s’inquiéter. Cependant, Phukuta Lelo Joachim, président des notables de Boma ‘’ espère que le gouverneur Guy Bandu est conscient du danger permanent qui guette les bomatraciens particulièrement ceux qui habitent le long de la rivière «  », car, dit-il,  » C’est lui qui a lancé les travaux. Maintenant qu’ils ont arrêté, bien que les raisons ne soient pas élucidées, nous espérons qu’il va très vite se pencher de nouveau sur ce problème pour une solution durable’’.

Attente

‘’Mais Oscar Khonde, le
chef de brigade de l’office des voiries et drainage contacté à ce sujet a une explication. ‘’Les travaux sont suspendus parce que nous avons terminé la première phase telle que prévu dans le programme. Nous attendons la suite’’, apaise-t-il..

Décembre est souvent stressant pour les populations riveraines qui restent en alerte à chaque tombée de pluie. Cette peur au ventre est consécutive aux inondations de triste mémoire ayant endeuillé Boma en 2016.

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