Au cours d’une marche, l’Afejuco dissémine des textes légaux en faveur de l’entreprenariat féminin

Au cours d’une marche, l’Afejuco dissémine des textes légaux en faveur de l’entreprenariat féminin

L’Association des femmes juristes congolaises (Afejuco), section du Kongo central dans ses multiples stratégies pour disséminer les textes légaux en faveur de l’entreprenariat féminin choisi la marche pour atteindre sa cible. Elle a capitalisé les 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre (VBG).

Deux équipes de sensibilisateurs prennent d’assaut les principales artères de la ville de Matadi avec deux itinéraires différents. La première est partie du rond-point stade, commune de Mvuzi via Nzanza pour chuter sur la place du gouvernorat. La seconde, du rond-point Kinkanda, Safari, 24 novembre, 24/15 avec pour point de chute le gouvernorat. Le long de la marche, les sensibilisateurs abordent individuellement les Matadiens. Trésor Bambi cible les hommes parce que, dit-il, “ils sont les auteurs des discriminations que vivent les femmes”. Il met un point d’honneur sur la masculinité positive. Il veut: “inciter les hommes à considérer les femmes comme des partenaires et non comme un instrument qui sert seulement pour le plaisir sexuel mais la femme peut aussi contribuer économiquement, moralement, mentalement, pour le bien-être de la famille”. Cette équipe a rencontré des personnes très réceptives.

Message bien capté

Fiper Lukeba lui, fait partie de la seconde équipe. Il encourage les femmes entrepreneures à officialiser leurs activités de commerce, mais aussi à dénoncer tous les cas de viols dont elles sont victimes au milieu du travail. “Il y a beaucoup de mamans qui étaient ignorantes. « Elles ne connaissaient pas le bien-fondé de ces lois, mais grâce à notre sensibilisation, elles ont compris l’intérêt d’aller se faire enregistrer au Tribunal de commerce et puis de dénoncer au cas où elles sont victimes de la violence basée sur le genre” rapporte-t-il. Par ailleurs, il a noté certaines préoccupations de ces femmes. « Va-t-on rembourser la subvention ? Ce document peut-il nous épargner de taxe ? », etc.

Afejuco satisfaite

Depuis le début de cette campagne appuyée par ONU femmes dans le cadre du Projet d’appui au développement des micros, petites et moyennes entreprises (PADMPME) sur la réforme et la dissémination des textes de lois en faveur de l’entreprenariat féminin
, les sensibilisateurs vulgarisent cinq messages clés. “Entreprendre et travailler, c’est possible pour la femme mariée, car la loi l’autorise ! Entrepreneurs, respectez les droits des travailleurs et travailleuses que vous recrutez ! Dénonçons le harcèlement sexuel en milieu entrepreneurial ! Femmes, jeunes, pour sécuriser et garantir vos affaires, enregistrez votre entreprise à moindre coût et en peu de temps au Guichet unique ! Femmes et jeunes, vous pouvez sortir de l’informel en créant une entreprise individuelle !” Des messages qui passent. Et, l’Afejuco en est ragaillardie. “C’est vrai que chaque mois ça ne sera pas facile, mais ça dépend de l’équipe dirigeante de l’Afejuco et des partenaires qui peuvent bien nous soutenir pour bien faire notre action”, explique Me Marline Bakanga Nsimba, membre de l’Afejuco.

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