Privés de leurs primes, les agents du PNHF Kongo central manifestent leur mécontentement

Privés de leurs primes, les agents du PNHF Kongo central manifestent leur mécontentement

Ils ont choisi la rue pour faire entendre leurs voix. Ces agents du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF) du Kongo central ne perçoivent plus leur prime depuis octobre 2022 . Ils ont battu le pavé lundi 9 janvier pour dénoncer.

“PNHF/Kongo central en grève. Dénonçons l’injustice subie de la part de l’IGF”. “Nous réclamons le paiement de nos primes bloquées par l’IGF depuis le mois d’octobre 2022”, transmettent les banderoles arborées par les manifestants indignés. En effet, à la suite d’une mission de contrôle de l’Inspection générale des finances (IGF), ces agents du PNHF/Kongo central ont vu leurs primes bloquées. L’IGF met en exergue la création illégale des taxes. Ce que réfute Innocent Khenzo, responsable du guichet unique provincial du PNHF : “Quand elle trouve des irrégularités ce qu’il aurait dû faire, c’est réglementer ces irrégularités au lieu de geler, de bloquer tel qu’elle l’a fait”

Euthanasie

Ce programme est commis au contrôle sanitaire aux frontières ainsi qu’à la génération des recettes pour le budget du pays. « Ceux du Kongo central qui travaillent dans la résignation et dans le sacrifice, il est marrant que nous devons être privé de nos droits les plus élémentaires et légitimes”, dénoncent-ils dans leur mémo lu devant le conseiller du gouverneur Jean-Pathy Moleini Tenda, agent au PNHF Kongo central. Ils le qualifient d’ “Euthanasie”. Ces agents décident d’observer un mouvement de grève. “Nous avons résolu qu’il ait arrêt du travail jusqu’à ce l’État congolais va trouver une solution ”, annonce Nadine Phemba, chef de poste Matadi Ango-Ango.

Paiement sans condition

Les manifestants n’y vont pas par le dos de la cuillère,ils réclament la paie de leurs arriérés. “Nous exigeons le paiement sans condition et sans délai de toutes nos primes bloquées à partir d’octobre jusqu’à ce jour par l’IGF”, reclament-ils. Après avoir mené des démarches auprès des autorités compétentes sans une suite favorable, ils décident de sécher le travail. “Nous avons pris unanimement l’option d’arrêter à partir de ce moment toutes nos prestations jusqu’à ce que nous soyons payés alors tous nos arriérés”.

Le gouverneur de province, Guy Bandu, présidant une réunion de conseil de sécurité dépêche finalement son conseiller en charge de la coopération et développement réceptionner leur mémo. “Nous allons faire en sorte que ce mémo arrive aux mains propres du gouverneur et au besoin vous appeler”, promet-il. Ils sont rassurés d’être reçu par le gouverneur prochainement en une délégation réduite.

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