Au Kongo central, les enseignants du public accordent un préavis au gouvernement de la RDC

La synergie des syndicats des enseignants du Kongo central avec les délégués des enseignants de tous les horizons de la province ont analysé la situation des blocages des cinq mois de paie de 20 000 francs (10$) de la prime réajustée de la gratuite ainsi que des trois mois de paie 36 000 francs (15,3$) de l’acompte du 2e palier de Bibwa, à l’esplanade de l’hôtel Kimini.

“Bitumba ya salaire cessez-le-feu ezali té”, (dans la lutte pour le salaire, il n’y a pas de cessez-le-feu, Ndlr), chantaient en chœur ces enseignants du Kongo central qui n’ont perçu la prime réajustée de la gratuite depuis le mois d’août, mais également le 30% de l’acompte du 2e palier tel que décidé après les travaux d’évaluation de l’addendum au protocole d’accord de Bibwa, depuis le mois d’octobre. Ils accordent un délai de 96 heures au gouvernement central à travers son argentier d’honorer ses engagements. “Faute de non exécution par l’inamovible, le ministre des Finances et par le gouvernement pendant ces quatre jours, le gouvernement de la République sera tenu, seul, pour responsable et mettra les 49 310 enseignants du Kongo central dans une position à ne pas reprendre le travail à partir du 18 janvier 2023”, menace Simon Nsilulu Mayamona, porte-parole de la SSE/KC.

Une décision en vue

En août dernier, le gouvernement a pris l’engagement, lors des travaux de la commission paritaire gouvernement – banc syndical à Mbuela Lodje, de procéder au réajustement de la prime de gratuité et à l’augmentation de l’ordre de 30% comme acompte du 2e palier. Cependant, ces engagements peinent à être honorés. “Les enseignants du Kongo central observent sans se tromper le manque d’une bonne volonté accompagné d’une mauvaise foi du gouvernement de la République par l’inamovible, ministre de finance d’accompagner le ministère de l’EPST et l’idéal du président de la République qui tient sur l’enseignement. De ce fait, ils accordent 96 au gouvernement de payer 20 000 francs de réajustement de prime de la gratuite pendant cinq mois qui fait 100 000 francs (50$) à partir du mois d’août, de payer 36 000 francs, l’acompte restant du 30% du 2e palier de frais de Mbuela Lodje ce qui fait 117 000 francs à partir de mois d’octobre”, réclament-ils. Déjà, une assemblée générale de prise de décision est attendue, vendredi 13 janvier prochain.

A en croire, Simon Nsilulu, cette déclaration vaut “un préavis d’arrêt collectif et définitif du travail” si leur revendications ne sont pas pris en compte.

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