Kongo central :des médecins, infirmiers et accoucheuses affermissent leur habileté sur la maternité à moindre risque

Kongo central :des médecins, infirmiers et accoucheuses affermissent leur habileté sur la maternité à moindre risque

Top départ, mercredi 18 janvier, à Matadi, au Kongo central, de quatre jours de formation des formateurs provinciaux
de quatre zones de santé ciblées du Kongo central sur la maternité à moindre risque. Au cœur de cette formation organisée par l’Association des femmes médecins œuvrant au Congo, section du Kongo central (Afemoco/KC) avec l’appui d’OSISA:La lutte contre les décès maternels.

Dans la salle paroissiale Saint Jacques baptisée “village médiatrice”, au total quarante-trois prestataires de douze structures des zones de santé de Matadi, Nzanza, Boma et Kwilu Ngongo consolident leurs connaissances sur la maternité à moindre risque. “L’objectif est de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle dans la province du Kongo central”, annonce aux participants, Dr. Dédé Kinkela, membre de l’Afemoco/KC et coordinatrice de projet. En effet, selon l’OMS, en 2017, le Kongo central était classé 3eme province en terme de décès maternels avec 173 décès notifiés. Les données fournies par la Division provinciale de la santé (DPS) du Kongo central sont largement supérieures: 190 cas de décès maternels cette année là , 170 cas en 2021 avec une moyenne de 175 cas notifiés dans les structures des soins les cinq dernières années.

Problème des prestataires

Le Kongo central souffre non seulement d’un manque criant des prestataires de santé spécialisés dans différents domaines de santé, particulièrement en gyneco-obstétrique, mais aussi d’un nombre insuffisant de prestataires à la base ayant bénéficié des formations sur la reproduction. Alors que les soins prénatals de qualité sont “essentiels car ils permettent aux intervenants d’offrir aux femmes enceintes une prise en charge, un soutien et des informations, notamment susceptibles de favoriser l’adoption d’un mode de vie sain”, explique Dr. Marie Bunga Lelo, médecin à l’inspection provinciale de santé du Kongo central.
Le facilitateur, après avoir brièvement présenté la problématique du décès maternel, a explicité les généralités sur les décès maternels. Dr Aimé Dinzau, médecin coordonnateur provincial du programme national de santé de la reproduction a également développé les causes et les facteurs du décès maternel, les complications, les stratégies de lutte pour la réduction de la mortalité maternelle, les fonctions des SONU, le choc et patiente inconsciente, la prise en charge, les éléments de surveillance…

Apprenants satisfaits

En effet, les causes de la mortalité maternelle sont multiples, entre autres, (causes directes : l’hémorragie qui présente 33% de risque, l’éclampsie 23%, infection 14%, et tant d’autres, mais aussi des causes indirectes dont le paludisme, l’anémie, etc.) Des échanges ont émaillé cet atelier. “Je remercie ceux qui ont organisé cette formation parce que c’est vraiment très important. Bien que nous sommes des pratiquants dans des hôpitaux mais il y a des choses que nous faisons parfois qui ne sont pas correctes. Cette formation vient d’ajouter un plus pour qu’en retournant dans nos services nous puissions bien mettre en pratique la matière pour améliorer nos services de santé. », apprécie Dr Daniel Mbenza Badila. Il retient du premier jour “la prise en charge et l’amélioration des soins”. Joseph Kwiya, chargé des programmes de la Konept Kongo central resume aussi la matière:“Nous avons appris quand une femme est dans l’état de choc ce qu’il faut faire. ”
Afemoco qui fait de la lutte contre les décès maternels son cheval de bataille est porteuse d’un plaidoyer à l’Assemblée provinciale afin qu’il “soit voté des édits et lois qui protégeront les femmes et les enfants contre certains us et coutumes, certaines religions et charlatans réfractaires à la médecine moderne…”, rappelle Dr Marlyse Lulendo,présidente de l’Afemoco/KC.

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